Compte bancaire offshore et secret bancaire, où en sommes-nous ?

Pour qu’une société offshore puisse fonctionner correctement, il est indispensable que soit ouvert un compte bancaire au nom de la société en question. Les flux financiers de la société offshore vont passer par ce compte. 

Un tel compte bancaire doit pouvoir garantir un certain anonymat à ses clients. Mais alors que la chasse aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale est ouverte, qu’en est-il de cette garantie ?

Une optimisation fiscale toujours d’actualité

L’optimisation fiscale est généralement la première cause de création d’une société offshore. On parle d’optimisation pour désigner la pratique qui consiste à profiter des failles du système fiscal pour bénéficier d’une imposition plus faible. Il s’agit d’un processus légal contrairement à la fraude fiscale.

Cependant, créer une société offshore ne suffit pas pour profiter de la fiscalité avantageuse du pays choisi. L’ouverture d’un compte bancaire offshore est nécessaire. Ce compte doit absolument être ouvert au nom de la société offshore.

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises pratiquent l’optimisation fiscale.

Mais de plus en plus critiquée

Les pratiques d’optimisations fiscales de certaines entreprises, voire de certaines personnes, sont de plus en plus critiquées. Aujourd’hui, de nombreux états partent à la chasse de ces évadés fiscaux. Les pays signent des accords entre eux comme la norme AEOI (Automatic Exchange of Information) à laquelle ont déjà souscrit de nombreux états. Résultat, des destinations autrefois considérées comme de véritables paradis fiscaux n’offrent plus du tout les mêmes garanties et notamment en ce qui concerne le secret bancaire.

Il est de plus en plus difficile de trouver une destination garantissant le secret bancaire et l’anonymat. En Europe, on ne trouve plus véritablement de destination de ce genre, même si la Chypre, le Royaume-Uni et l’Irlande ont encore quelques atouts.

Si vous recherchez avant l’anonymat, mieux vaut vous tourner vers une destination plus exotique comme le Panama, Hong Kong, ou Dubaï. Mais même ces territoires ne sont pas sûrs à 100 % et les fuites sont de plus en plus fréquentes, d’autant que la pression des grandes puissances concernées par cette perte fiscale est de plus en plus forte.

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